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Mai 17 
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Madagascar sous le regard de l’autre
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CHAPITRE 1 - Flashback 6 (Raffraichissez fréquement votre navigateur, ces pages sont ssuceptibles de changer d'heure en heure ) - Si c’est une norme , que la gestation d’une œuvre de qualité par un écrivain doit s’effectuer dans la souffrance on pourra dire je n’aurais pas échappé à la régle : j’écris emmitouflé dans les couvertures, à la lueur des lampes à pétrole, me nourrissant de sandwich, incapable de bouger . Je ressemble à l’homme des cavernes. Autour de moi , c’est Paris, la capitale de la France mais il pourrait tout aussi bien y avoir des yourtes, pour moi qui sans électricité suis redescendu à l’age de la guerre du feu . Tout juste si je ne frottre pas des silex pour me chauffer. Je vis sans électricité, dans les ténébres depuis mon arrivée à Paris. Je sors peu. Il fait froid. Ici l'hiver à Paris mais je suis resté en brousse à Madagascar en esprit et je suis étonné en me promennant dans les rues. Il me manque les hurlements d'Angela, le fracas du land rover hurlant sur de la piste .....Je retourne dans ce pays qui n'existe pas, ce pays que j'ai inventé, Mon obsession : faire surgir sur du papier ce que j'ai dans la tête. Une fois dans ma vie , je veux qu'on lise avec des yeux de chair les fruits de mon imagination Je crois en l'improvisation dans les relations humaines. Si j'avais tout organisé, rien n'aurais marché dans ce voyage.Il y aurait eu des grains de sables. L'organisation fait toujours tout rater dans des pays lointain. Jamais je n'aurai pu me lancer dans toutes ces entreprises. Il faut se fier à son instinct, son intuition puis se lancer avec courage à la poursuite d'une illusion. Parfois cette illusion devient une aventure fastueuse, comme le sujet de sce livre sur Madagascar. Car j'aime cette idée que nous avons tous cette capacité de faire beaucoup plus que ce dont nous nous croyons capables. Par la grace d'Angela. J'écrivais ! Enfin ,était apparu, le grand mage de l'écriture que le monde attendait . Je me mettais à ma table, une tasse de café fumant posée sur la table, dévoré par la rage d'écrire, tel Balzac, et je noircissais les pages une à une. peu à peu l'obscurité se peuplait de songes. Je voyais réapparaitre le visage de cette femme . Je m'enfonçais dans mon histoire . Je partais vers Tulear . Une photo, un mot, un objet suffisait pour devenir le port d'embarquement de mes voyages parisiens. Peut être que c'est la grace des femmes que de faire voyager ceux qui les aiment . Angela me fera toujours rêver, moi et les autres, et cette femme ne me quitteras jamais . . ( A suivre) - Mofo Lany

Chapitre 46 - La Panne en brouse - Quand vous lirez ces lignes j'aurais cessé d'exister . Autour de nous un paysage de désolation de dunes se sables chauffées à blanc. Chaque minute comptait. La musique s'était tue. Il régnait un silence de mort depuis que le moteur c'était arrêté. Je venais d'ensabler le véhicule. Il fallait agir et arrêter de rêver.

Chapitre 40 = La Mine de Rubis - Il fait très chaud on est sur la fin de l’été, on se lèvent tard le matin, se promènent la journée et le soir c’est le rendez vous incontestable au Zaza club l’unique boîte de nuit de Tuléar, véritable temple de la séduction reconnu dans l’océan indien. Ici les filles sont belles sont jeunes et sexy et nous tous des Alain Delon en puissance, le tout sous des allures bonnes enfants sans coté malsain avec plaisirs et légèreté (pour ma part tout du moins), chaque nuit s’enchaînent s’endormant dans des bras différents. Je fais de fréquents aller-retour à la Réunion, mon port d’attache, pour régler les histoires d’ASSEDIC qui me permettront de vivre par la suite, le deal est clair avec Paul, il est convenu que je n’apporterais pas de fond, seulement un minimum pour le quotidien et c’est pour ça que les ASSEDIC sont là. On allait pas se galérer avec des histoires de pognons. Bronzer sous les cocotiers, c'est aussi bosser. Et c'est moins dangeureux pour la santé !

Expédition dans la fôret Tropicale. Angela et moi atteignîmes le haut d’un promontoire après une succession de virages accérés. Tout en haut, passé le dernier virage, on apercevait un océan de brousse . Je stoppais le véhicule sous le coup de la stupeur. Je reçu un choc devant ce spectacle de l’infini. (cliquez sur ce lien pour accéder aux photos) A perte de vue, partout où portait le regard , on apercevait la fôret tropicale. Majestueuse, insondable, infranchissable, c’était le territoire des tribus Mahafaly (une des 18 tribus Malgaches, célèbre pour l'extrême beauté de ses femmes) . D’ici quelques minutes allait s’amorcer la descente vers leur territoire fantastique et avec elle l’apparition de terreurs irraisonnées. Le Land Rover faisait l’effet d’une petite puce sur le corps d’un animal géant. Pendant des centaines de kilomètres ce 4x4 allait être le seul véhicule que la fôret allait les absorber dans ses entrailles. Les relation avec Angela se transformèrent radicalement. Jusqu'alors, c'était elle qui avait mené le jeu. Les poursuites à Tananarive, Antsirabe, Ilosy, Sakara, les nuits dans les hôtels , etc. Pendant toute la période de séduction cela avait marché. Mais elle ne s'attendait pas à ce spectacle. Coute que coute il fallait avancer, poursuivre la progression de ce voyage fantastique à travers ces terres de sommeil. Sous le capot , les cinq cylindres du Turbo Diesel TD5 piaffaient d'impatience, rugissaient comme autant de démons . Je donnais un coup d'accélérateur, et dans un hurlement , le Land Rover , véritable divinité de la brousse, s'élança, déchirant l'espace avec un grondement de volcan, . Les dés étaient jetés. Vivant ou mort. Véhicule accidenté ou en bonne état. Quelque chose nous était promis. J'entendais la jeune femme qui murmurait une prière. La voix du destin allait parler . Dans la cabine, je senti sur mon corps le frolement d'une caresse, une main de femme sur mon épaule . De cette inconnu, un sac de chair étanche et mystérieux venait de jaillir une étincelle. Brusquement, sans m'en apercevoir, moi le dernier des hommes qui n'attendait plus rien de la vie j'avais cessé d'être seul. Au coeur de la nuit Malgache qui s'abbatait sur nos frêles épaules, une femme jeune et belle avait confiance en moi , elle me confiait sa vie, elle m'admirait. Et sous le poids de cet amour naissant, je sentis mes forces décupler.

CHAPITRE 2 - La Laverie - La route du bout du monde . Dimanche matin à Paris, dans une Laverie automatique . Pourquoi je me retrouve avec un sac de linge sale dans cette laverie automatique le dimanche matin à Paris et non sur une plage merveilleuse sous les cocotiers avec une nana au soleil ? Qui décide ? Et un jour, je venais d'avoir 40 ans, Alors, j'ai décidé de tout plaquer et de m'installer dans un de ces pays lointain où l'on peut rigoler avec des pêcheurs qui chantent à la guitare, des filles portant des fleurs dans les cheveux , où il pleut le parfum et la paresse . Désormais ce serait moi ce personnage bronzé sur les affiches de publicité . Quoi de plus normal que me la couler douce sous les cocotiers ? Roissy c'est fait pour ça ! Ivato - Madagascar - Je débarque enfin dans cette terre d'aventures héroïques. Mon seul baggages culturel pour comprendre ce peuple et ce pays est Le Salaire de la peur, le livre et le DVD qui furent ma bible pendant toutes ces années de sédentarisation à Paris. Cela faisait des années que je rêvais de m'installer dans des villes exotiques avec des bars grouillants d'aventuriers. Sortie de l'aéroport. Je viens de récupérer mes baggages. Je suis enfin rescapé d'une horde de baggagistes clabaudeurs . Je monte dans une vieille guimbarde rafistolée qui m'emporte vers Tananarive. Tananarive est comme une ile au milieu d'un océan de riziéres, de maisons en briques d'argiles à un étage séparés par des digues . Nous sommes en été, de gros nuages blancs composent des formes insolites sur un ciel d'azur. Je suis heureux. Bonheur d'être arrivé dans ce pays magnifique. Une nouvelle vie m'attends. Tananarive, destination mtyhique, destination ensoleillée, capitale de Madagascar A l'intérieur de l'épave roulante qui me sert de taxi je jubile. Je jouis de la nouveauté et de l'observation du monde qui m'entoure. C'est laid , c'est le tiers monde, il y a des odeurs .Madagascar n'a rien d'un palace 5 étoile. C'est le 9 éme pays le plus pauvre de la planéte . Dans l'épave roulante qui m'améne au centre ville, aucune poignée de porte ne marche. Pour l'ouverture il faut donner un gros coup de tatane dans la tole. A chaque cahot, j'ai l'impression que tout se disloque, que je vais me retrouver assis dans la cabine dont il ne resteras que le chassis. Je remarque une bouteille en plastique remplie d'essence. “Celle-ci, qui sert de réservoir à la voiture, Les automobilistes qualifient ce système D de “direct”; autrement dit, l'alimentation en carburant se fait directement de la bouteille au carburateur, sans jamais passer par le réservoir. Ce système est utilisé dans la plupart des cas pour économiser l'essence. Mais il arrive également que la voiture prenne feu. Tananarive est le sas de décompression entre l'Afrique et l'Europe. Sous les bombes . Quelque semaine plus tard , je passes mes jours et mes nuits au Cabaret le Glacier. Le Glacier, le point de ralliement, la gare de triage des nouveaux arrivés. C'est l'unique endroit où je me sens bien à Tananarive. C'est le point de rencontres pour beaucoup de trafiquants. L'endroit glauque où s'échangent les derniers tuyaux, le bureau de change de la planéte en matière de plaisirs , . Je t'aime disaient les regards des filles oisives assises sur de haut tabouret autour du comptoir. Je t'aime ? Ces mots démonétisés à force d'être répétés toutes les 5 minutes succédant la rencontre avec une inconnue : "je t'aime". C'était naîf. Cela voulait dire "donne moi du fric". Beaucoup étaient là par amour du métier mais aussi pour l'or. Le côté pratique c'est qu'il y a un hôtel juste au dessus et on pouvait les goinfrer et les enjamber au même endroit. " Mates-moi ce plan " me dit brusquement Jurguen , un allemand que j'avais rencontré la veille. L'homme défraichi, 40 ans, plombier à Munich etait hypnotisé. Il s'aggripait à mon bras comme une épave qui vas sombrer . L'apparition d'une petite nana de 20 ans à la chevelure tressée le mettait en transe. Soudain, il me dit : N'y a-t-il rien d'autre à faire dans la vie ? Pour se sentir bien, l'homme doit passer ses journées à pourchasser des nanas et tenter d'en trouver une seule qui veuille de lui. Et s'il y parvient, le résultat de tous ces efforts n'aboutit qu'à se faire plumer , puis plaquer. Retour à la solitude . Quelle misérable condition que la condition masculine ! Jurguen se torture pour savoir ce qu'il doit faire. Je l'abandonne car il me gonfle. Puis je déambule dans la ville. Le soleil ruisselle et sanctifie cette misére qui sature les villes du tiers monde : puanteur des ordures dans les rues, estropiés, enfant mendiant et voleurs. Je sillone le pays, cette planète étrange où un vaisseau spacial m'a déposé . Soudain, à Tananarive, je croise une inconnue , sur les escaliers d'Ambatomena . Un visage de reine. Un corps parfait qui pouvait entrainer avec lui toutes les malédictions de l'Egypte - et toutes ses merveilles, toutes ses splendeurs. Une apparition. Je me suis demandé si à force de fantasmer mon imagination ne me donnait pas des hallucinations. Une semaine compléte passée à trainer dans les bas quartier en observant les filles comme des morceaux de viande fraiche accrochée à la devanture d'un charcutier,. . Puis une apparition . Elle s'appelle Angela. Elle va me parler et elle va m'offrir un cadeau . Un cadeau royal, sublime démesuré comme le coeur des femmes : son pays, Madagascar. Et depuis ce jour, je vais tomber fou amoureux d'elle et de ce pays. . Le Diable lui-même ne serait pas capable de provoquer un ensorcélement aussi puissant. Ce pays qui n'est pas tout à fait la terre des anges, ni le pays du diable. ( Plus une minute à perdre. Je cours , dévoré par une passion invincible à la recherche de ces instants d'une intensité inouie. ) J'ai pris son numéro de téléphone griffonné sur un simple morceau de papier et je l'ai gravé dans mon coeur. Aussitôt aprés, je suis en état d'ivresse sans avoir bue une goutte d'alcool. Madagascar. On m'a prévenu : tu ne reviendras plus le même . On doit se méfier des femmes . Mais les femmes sont l'Amour. Et Angela, c'est l'amour dans toute sa poésie: l'amour ardent, l'amour ingrat, l'amour sans remords . Ma vie vient de basculer... (à suivre)

Nom = Mofo Lany . il part sur les routes, décidé à écrire le livre qui lui apporterait la gloire. Il cumule les petits boulots, connaît la misère, mais tient bon car l’écriture devient son seul et unique but - Puis c'est le coup de foudre: Madagascar = la beauté de ce pays m'a littéralement submergé et ému. J'ai soudain éprouvé le besoin de serrer quelq'un dans mes bras, quelqu'un que j'aime beaucoup, de l'étreindre de toutes mes forces, de l'écraser contre ma poitrine et de le faire participer à ma grande joie.... . Nationalité : Française . Angela = Cette femme est morte l'année dernière en Décembre 2007 . Ce site est un hommage à sa mémoire. C' est un coffre rempli de souvenirs, de projets et un livre magnifique sur ce pays . Lecteur ! Tu délaisseras un jour la grisaille, le métro et la télé pour partir sur mes traces . En citant ses amis = Mofo Lany - Combien d'hommes comme lui chargés de trésors , ont péri sur des plages désertes, et dont le monde savant n'héritera jamais! Le WEB permet de sauver une toute petite partie de ce patrimoine sous forme de carnets de voyages dans une base Lotus Notes. Textes, photos, videos, . Chaque semaines de nouvelles aventures, de nouveaux personnages. Rencontrez les ignobles, les affreux: l'Iguane un mafieux venu chercher une couverture dans ce coin perdu des Tropiques, la belle Putana, une déesse qui joue un rôle ambigue et dont les amants sont raides dingues . Et tous les autres à la fois ratés et personnages de roman : Fabrizio le fils à papa catastrophique qui coule toutes les entreprises financées par son pére..Embarquement immédiat sur des bâteaux qui font naufrages, des taxi brousses déglingués, des pont qui s'écroulent, des routes mortelles .Vous trouverez dans ces lignes le népenthés , la bonne cigüe Sponsors = ActiveWeb.fr, L'Hébergement Professionnel IBM Lotus Domino .......www.penuries.com, www.PCeducations.com
VIDEO = http://fr.youtube.com/watch?v=1HXZiHOCuWg


Tulear - Un Taxi Brousse de l'An 2008





















Tuléar, 550 km de paysages magnifiques qui en firent presque oublier les douleurs que nous procurait notre superbe camion transformé en transport de personnes avec de grande fenêtres au rebord légèrement acérés sans vitre, tout du moins les 24 premières heures car je dois avouer que les 12 restantes ont été particulièrement douloureuses, entre les caisses au sol qui empêchent d’avoir le pieds à plat, les deux places du petit banc que l’on partage à trois ou quatre sans oublier le petit morceau de ferraille qui dépasse et qui vous rentre dans le genou ou la cuisse en vous faisant une petite marque…à vie, sans compter les gens qui sont malades et qui se soulagent en plein dans le « bus » ou ce qui mangent de l’ail cru pour ne pas être malade. A l’arrivé, la douche fut un plaisir si intense que c’est après que nous avons pu apprécier à sa juste valeur l’hôtel dans lequel nous avions débarqué. Un hôtel d’une vétusté grouillant de cafards avec une petite lampe de couleur rouge au dessus du lit, le parfait hôtel de passes. J


Ville de Tulear - Lieux chauds - Un ces cafés tropicaux où les filles viennent se désaltérer aprés une pipe . Son nom ? Le Métro et cela ne s'invente pas. Il y avait un groupe de touristes au look ostensiblement aventurier qui racontaient son séjour. J'y rencontre Claude , un ami résident qui a parcouru toute l'Afrique. Comme par hasard, la conversation s'oriente tout naturellement sur les Nanas. Vous ne vous en rendez pas compte mais en Europe, vous les pourissez! Ici, une nana sympa est une nana qui se laisse virer à 5h00 du matin pour te laisser dormir tranquille. Ici elles abondent et elles cherchent toutes un Vazaha (Vazaha = homme blanc supposé trés riche même s'il touche le RMI) me confie t il . Elles sont superbes. Je te conseille un filon extra: les serveuses. Et en plus elles ont un boulot ! Elles sont donc obligé à un miminum de RSI (RSI = retour sur investissement) . Ca change de la cotière qui se barre avec ton portefeuille pendant que tu es sous la douche ! Puis il me propose d'aller visiter un hôtel en construction qui vient d'ouvrir. Il y a 50 chambres. Toutes libres.Pas étonnant, je suis le seul touriste! Dans cette ville; il y a un hôtel par touriste. Chaque fois qu'un nouvel occupant débarque, je déménage: j'ai l'impression d'étouffer. C'est un hôtel en plein centre ville avec des travaux en train de se terminer. Claude me fait un clin d'oeil en montrant les ouvriers en train de trimer en plein soleil , Et me dit = Sors ta caméra, vas y enregistre . Tu enverras la cassette aux télés et cela passera aux actualités malgaches de 20h00. Ouf , je respire ! C'est tellement rare d'en voir un qui bosse que ça fait du bien. Que veux tu , il faut se rendre à l'évidence .

CHAPITRE 2 - S'éclater sans flamber . Ma vie au soleil dans le Grand Sud avec Angela ! Nous sommes en pleine brousse dans un village minuscule à 100 km au Sud de Tulear. Dans un lagon, juste en face du Mozambique . une vingtaine de baraques minables, crasseuses constituent le village habité par des pêcheurs Vezo . C'est une plage au sable blanc et trés fin . Avec une mer calme et peu profonde. C'était un lieu aussi vierge que lorsque Christophe Colomb avait découvert l'Amérique . Avec en prime Angela . Une cuisinière géniale! Et le poisson ne coute rien. Comme elle me sert d'interpréte, nous vivons comme des rois et ne payons rien du tout. La vie de standing au tarif Malgache. 1 euros le repas de poissons frais. Parfois des langoustes, du crabes, des calamars ou des crevettes. C'est le prix du ticket de métro pour aller bosser. Ici, c'est le ticket de bâteau pour aller bronzer ! .La pêche et les Nanas, les deux ressources du pays. Ici, je suis le roi du pétrole. Quelle belle môme je me suis trouvé! . J'ai annoncé à Angela mon projet de livre sur Madagascar. Un livre d'exploration qui permettra aux gens de l'extérieur de découvrir le pays. Les gens ont une impression fausse du pays, déformée par les médias et je voudrai que ce livre serve à redresser certaines erreurs . Ce livre servira également pour la promotion touristique de la Grande Ile. Angela parle de me présenter à ses parents. Présenté aux parents d'Angela ?? Je jubilais mais je détestais les familles. Sous toutes les latitudes, ce n'était que des problèmes. D'autre part , je ne connaissais pas cette fille. Mais pour le moment, nous sommes en brousse. Les gens du village nous ont adopté. D'abord parce que la compagnie d'une fille Malgache est le ticket d'entrée obligatoire . Partir à Madagascar, cela veut dire être accompagné de quelqu'un du cru. Sans cela la vie devient impossible. Les Malgaches ont leur manière à eux de s'organiser, des rites, des habitudes auxquel l'étranger ne comprends rien . La priorité ici, ce n'est pas de faire du fric. C'est la qualité des rapports humains, c'est la vie familiale. Le rythme de vie est lent. Le temps ne compte pas. Il n'y a rien . Il y a tout un cortége de superstitions trés importantes dont l'étranger se moque éperduement mais auxquel les habitants croient dur comme fer. Aller pisser ,sans le savoir, sur une colline sacrée où se trouvent creusés les tombeaux des ancêtres, c'est déclencher une mini-guerre civile (je l'ai fait la première fois ) . Partout où nous allons on nous accueille avec le sourire. Et du coup j'accépte d'offrir Pollux le Land Rover pour la corvée d'eau de tout le village. Chaque soir nous allons à la source d'eau potable à 10 km du village remplir d'immenses fûts en plastique d'eau douce pour tout le village. ....Angela n'était pas comme les autres filles de Mada . Leur vie entière se compose de rencontre. Une fille du Glacier : sav ie se résume = jouer la comédie jour et nuit, trouver des pigeons Vazaha qui leur paye à bouffer, qui leur paye des hôtels, qui les trimbale comme une paire de valise. Jusqu'au jour où à lieu la renconre avec un pigeon plus naïf que les autre qui les épouse. Elles ne se fatiguent pas. Angela était différentes de toutes celles que j'avais vu. ...Puis il y eu l'irruption au village d'un certain Lionel. Il avait fuit Tulear et était venu en brousse pour se cacher . Son truc ? Il achetait des hôtels sans un sous!! Il se faisait passer partout pour un chasseur de fauves en Afrique! Il a fini expulsé par la police et accompagné à l'aéroport d'Ivato par 2 fonctionnaires du ministère de l'intérieur . Mais en attendant , il nous faisait marrer . Tous les soirs on écoutait ses histoires. C'était un toxicomane en manque d'héro.Les toxicomanes sont parfois des gens extrêmement doués mais que leur vice à perdu. Ce Lionel avait échoué à Tulear à cause d'une association avec un vendeur de coquillages baptisé Gauguin parce qu'il avait longtemps vécu à Tahiti . Un autre passeur de rêves qui avait ouvert une boutique dans le centre ville et sur lequel je reviendrai. Gauguin, je l'adorais . Avec sa boîte cranienne surdimensionnée, ses manières de grands seigneurs, son érudition d'agrégé de Normal Sup, il apportait une touche de luxe dans ce fatras de bourlingueurs deTulear. Le botin mondin deTulear, a cette époque, ce n'était pas la créme. Gauguin était doué d'une imagination créatrice d'une fécondité inégalée. Devant sa boutique de négoce de coquillages à Tulear, il avait remarqué , deux boutres embourbée dans la vase du lagon de Tulear, couché dans la vase,(NDLA = ils y sont toujours) . Ces deux boutres qui rappelaient Henri de Monfreid et avaient peut être transporté le hashish en provenance d'Inde comme ceux du grand aventurier . Les embarcations n' appartenaient pas à Gauguin. Mais il s'amusait à vendre et à acheter des courant d'air. Il nous disait : "Vous voyez ces deux boutres ? Je viens d'en acheter un! L'autre est à vendre . J'emménage la semaine prochaine. " Et certains le croyait, prêt à sortir le carnet de chéque. La différence entre un vrai mystificateur et un faux mystificateur ? Le vrai mystificateur vous donne une vraie illusion. L'autre, Lionel , lui ressemblait, il était doué de ce qu'on appelle l'imagination burlesque. Il se servait de la nature comme d'un dictonnaire à partir de laquelle il inventait des blagues. Il suscitait l'hilarité. Les Malgaches en particulier étaient sa cible. Certes on ne peut jamais lui faire confiance à cause de son obsession permanente de se chercher de la drogue, il tuerait pére et mère pour un gramme, mais en dehors des périodes de manque , c'était un pitre irremplaçable. La nuit arrivait, sujet d'angoisses et d'impatiences. Nous habitions une petite cabane de pêcheur à l'écart. Une fois à l'intérieur, j'étais dans l'aréne. Angela, ce n'était pas seulement une femme, la tigresse indomptable s'allongeait nue pour moi avec l'apparence d'une esclave, elle prenait des poses . Mes yeux blasés qui avait tant contemplé de d'étreintes s'ouvraient à nouveau devant les visions de ce corps de femme couleur d'ambre, son ventre, ses seins, ses cuisses, ses reins, son corps onduleux comme un serpent, Elle s'avançait vers moi, triomphante, j'étais sa proie. Ange ou démon ? Qu'importe ! Seul un démon pouvait m'apporter ces nuits langoureuses. Seul un ange pouvait être aussi belle .ILa plénitude est réservée aux âmes simples. Je croyais sincèrement que je vivais les meilleurs moments qu'un être humain puisse connaître. Nous louerons une cahute et je me mettrai à mon roman. J'avais trouvé mon port d'attache. Maintenant , je sais ce que c'est le monde civilisé : c'est le vice, la maladie, le vol, la mendicité, la débauche . Et la civilisation se trouve ici. Ici, à Madagascar. Pas à Paris . Fin de la Première partie

Photos de l'Aventure = Les photos de l'aventure sont sur = http://www.photoshop.pceducations - Séjour 2008 - Altra Facia della luna -chez Diego - Anakao - Remerciements Notre site Internet : http:\\www.laltraluna.it   Phone Reservation Lodge: + 261 209490370 Phone Bureau Tulear : + 261 209491658 Phone Portable Direct Diego (à condition que Diego se trouve dans la zone de couverture GSM) : + 261 (0)32 02 035 29 L'Altra Facia della luna = Le point de chute des VRAIS aventuriers... 





















Le salaire de la peur sur la Nationale 7 - la route dans ce pays est une véritable roulette russe . Accident de Land Rover Defender 130 identique à celui des aventures avec Angela (on peut voir le 4x4 en bon état garé en haut à droite) - Suivant un trajet particulièrement chaotique, s'étirent 900 cents kilomètres de routes défoncées de Tananarive à Tulear . Les accidents mortels (ou handicapés à vie ) sont fréquents sur le tronçon Antsirabe - Fianarantsoa, surmommée "La Route de la Mort". Une fois la roue avant du Land Rover encastrée dans la goutière qui borde la route, il est trés difficile d'en extraire le véhicule . Et comme il n'y a aucun secours possible, il faut se débrouiller avec les moyens du bord. Bien entendu, le téléphone portable ne passe pas à l'extérieur des villes. Il ne suffit pas d'avoir une assurance rapatriement pour être secouru, il faut savoir que les avions n'atterissent pas n'importe où . Et qu' il n'y a aucun hopital digne de ce nom à Madagascar . Et un conseil, avant de partir avertissez de votre itinéraire l'Ambassade de France.... Ne jamais oublier : Madagascar: sur les photos cela fait penser à la Gréce mais les routes sont africaines pur jus .Exemple les camions, leur fumée noire et les trous qui ressemblent parfois à des gouffres dans lesquels il peut être facile de disparaître lors d’un dépassement un peu audacieux noyé dans le brouillard-gasoil. Les minibus-taxis-brousse ont aussi un style très particulier pour couper les virages, surtout s’ils sont en roue libre pour économiser l’essence  ; quant aux gros 4x4 de nouveaux riches, ils tiennent à montrer qu’ils sont, plus que tous, les rois de la route
Coupeurs de routes : Attaques à main armée contre des taxis-brousses circulant sur la RN7 - Les auteurs sont souvent des chômeurs conduit au gangstérisme par la misère. EX: Le gangster Gaga, ex-champion cycliste - son vrai nom Vincent Ezoeny, un évadé de la prison de Toliara .«Cycliste reconnu, Gaga a été pré-sélectionné dans l'équipe nationale en vue de la préparation des derniers Jeux des îles de l'océan Indien qui se sont tenus à Antananarivo en août 2007»...La Nationale 7 , parcours périlleux ? Certainement ! Mais la beauté contemplée pendant tout ce trajet vaut bien quelques risques. Ces pages en sont la preuve . ...........Car que reste t il d'un aventurier ? L'aventurier n'aspire qu'à une vie pauvre et simple sans se soucier de l'avenir. Seul l'aventure dans sa pureté authentique importe. Fréquentant les lieux les plus déshérités de la planète , les foules anaphabétes, l'aventurier laisse finalement peu de traces. Peut être que les seules traces qu'il laissera un jour se retrouveront sur GoogleEarth et Yahoo .


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