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Baise - moi et meurt  !  Avec les mauvais, les pourris, les égarés, les primaires et les récidivistes, , ce qui est perdu et ce qui pourrait être sauvé  Lundi 
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Paris le 22 août 2018 - Je veux une femme n'importe quelle femme. Au commencement de cette histoire sur Madagascar, au cas où vous vous interrogiez sur les motivations qui m'incitèrent à aller draguer à 10 000 km de ma cellule parisienne, je veux être clair : ce ne sont ni les coquillages, ni les sauterelles, ni les lézards qui m'incitèrent à aller me tordre les tripes sous les baobabs. Où alors des sauterelles belles et gracieuses avec du poil sous les bras. A Mada, la pauvreté est telle que les gens font n'importe quoi pour survivre. Et les femmes malgaches sont parmi les plus belles au monde. Mais aussi les plus intelligentes. Les plus redoutables. Laché dans les villes de Tulear, de Tamatave, un coureur de jupons européens peut assouvir sa faim, même inextinguible. C'est uniquement une question de portefeuille. Il est sans arret relancé, harcelé par des créatures les unes plus belles, plus jeunes, plus perverses que les autres. Une femme ici, à Mada, ne valait que la diminution ou l'augmentation de la pile de billets d'Ariary crasseux et sans valeur que les changeurs au noir vous remettent en échange des billets verts de 100 euros à l'arrivée à l'aéroport d'Ivato. C'est tout au plus un numéro de chambre, un nom d'hôtel de passes, une rue exotique, puante et crasseuse des bas fonds de Tana, quelques cris d'extases extorqués malgré lui à un gosier blasé par tant étreintes tarifées et plus ou moins sincères, un corps, un corps de marbre qui nargue la débauche et rit à la mort ..FEMMMES.....lorsque le cri sortait de mes entrailles, ce n'était qu'un chuchotement etonné, plaintif, exaspéré. Puis un jour , le cri fini par exploser.
DEPART.
Première nuit, Hôtel de l'Etoile Rouge. Hôtel un peu excentré . J'aime ce mot Etoile. Cela évoque les Champs Elysées. Vers minuit, je me réveillais pour apercevoir que ma copine était en train de voler l'argent dans mon portefeuille. . (......)
Une des clés du succés de ce Trip " Iles désertes " était de me taper une inconnue rencontrée en arrivant à Mada, Angela ,pendant toute une saison. J'avais rencontré cette mome de 22 ans en zonant toute la journée sur les escaliers de Tana d'Ambatomena, sorte de salon de rencontres informelles de la ville, lieu mondain de Tana où tout le monde s'échange les potains, les tuyaux de dernière minutes et même les invitations à un mariage. Alors je la vis, une apparition en haut de l'escalier, garce rigolarde et lithurgiuque, pure comme un oiseau s'élançant vers le ciel de Tana, l'air vainqueur d'une déesse antique. Comme tous les mamifères à sang chaud, je suis attiré par le sexe opposé, avec une prédilection pour les cinglées. Trés vite , nous étions devenu inséparable. En fait surtout elle, car je crois qu'il y avait une histoire de traite impayée pour une maison d'Antsirabe et la môme était insolvable. Mais il est extrêment difficile de se soustraire au joug d'une femme belle et intelligente . De plus, la môme pourrait m'être fort utile pour servir de traductrice auprés des familles de pêcheurs dans les villages Vezo que nous traverserions en nous dirigeant vers le Sud, ce serait un soutien indispensable pour parcourir toute la côte, la fameuse piste des Charettes qui s'étend de Tulear à Fort Dauphin. . Elle n'était pas Vezo. Elle était Merina, le peuple des hauts-plateaux, la plus belle race. Sans elle, pas de langoustes, pas d'eau douce car régions sont arides , désolées, quasiment inhabitées à part des tortues, des troupeaux de chévres . Des coins proches de la brousses où vivent des populations sauvages encore primitives et non civilisée. Mais pour y parvenir et être accépté , il fallait être présenté à sa famille, épisode protocolaire qui ne m'enchantait pas. D'abord, je détestais les familles: sous toutes les lattitudes, ce n'était que des galères. Ensuite la perspective de me retrouver dans une case en bambou, cerné par des enfants qui glapissaient, supporter le gloussement des soeurs et des cousines et tous les aut res piques-assiettes me coupait l'appétit. Et surtout être berné par des demandes d'argent supplémentaires comme je le presentais. Mais il fallait se résigner à être pressuré de toutes parts si je voulais pouvoir poser mes mains sur des fesses d'exception à partir de novembre jusqu' à février 2005 . Sa peau noire me faisait rêver, elle évoquait pour moi un cortége d'odalisque déchainées de conte arabe .Rmiste en Europe, traversant la vie comme un fantôme mais sous ces latitudes, j'étais traité comme un émir . J'aurais pu avoir un harem si je l'avais voulu . Les descendantes d'Eve dans ce pays était collantes comme des pots de glue . Moi le parisien isolé, je connaissais assez de femmes en quelques semaines pour ne pas pouvoir épuiser tout le stock en une seule vie. Je me comportais comme un Sardanapale et toutes voulaient m'épouser ! Mais j'étais insensible à leur sycophantisme effrené.....C'est Angela qu'il me fallait et pour cela , je devais être intronisé comme Le Mari officiel et il me fallait passer par ces fourches caudines . Je téléphonais à ma tante de m'envoyer 350 euros qui financeraient ce naufrage volontaire et je reçu l'argent le lendemain à Tulear. Plus tard, nous repartions vers le Sud puis retour à nouveau sur Tulear en pirogue à voiles , en ayant laissé Pollux le Defender 130 Land Rover à Anakao. Nous étions encore dans ce que les spécialistes appellenr "la phase d'apprivoisement", une sorte de lune de miel où heureux ignorant , je baignais dans la béatitude . Car j'avais eu raison de me méfier et je n'allais pas tarder à m'en repentir . Je n'imaginais pas dans quel piége je venais de me fourrer. Etre présenté aux parents d'une pute !! Oh Satan Trismegiste , c'est la dernière erreur à ne pas commettre à Mada ! . . Fou, fabulateur, mythomane, menteur, malade qui exhibe ses fantasmes, voilà les qualificatifs qu'on récolte quand on écrit sur Madagascar ! Ce pays dépasse l'imagination,il y a une telle démesure , un tel gigantisme dans l'émotion, l'émerveillement que nos imaginations européennes les plus démesurées ne peuvent rivaliser avec la prodigalité de Mada, il faudrait des couilles en béton armé, une robustesse de superman, une santé à toute épreuve pour pouvoir tout vivre - Inconcevable en Europe ce bouillonnement d'énergie, cette gabegie, ce mélange de pauvreté extrême et de richesses luxueuses, ces déserts, ces fleuves, ces jungles , ces armées de colosses; ces montagnes, ces précipices, ces gouffres, ces océans. Et pourtant, ceux qui connaissent Mada, savent apprécier tout cela, ils sont piégés, ils ne peuvent vivre ailleurs et ils ne peuvent pas non plus vivre à Mada . Comment parler de ce pays que personne ne connait, qui n'intéresse personne, que personne ne comprend et qui est un des plus beaux du monde ? Comment faire partager des notions et un univers qui n'existent nul part au monde qu'à Madagascar sans susciter la lassitude ou l'incrédulité ? Tel est le dilemme que se pose l'auteur de ce site, en utilisant , ses pauvres choses, les mots, véhicules inadaptés d'idées qui les dépassent


J'ai pris à Madagascar des taxi -brousse surchargés qui tombaient en panne en pleine brousse, loin de tout, j'ai dormi à la belle étoile, j'ai vécu dans des hôtels de passe, je me suis déplacé dans des véhicules déglingués, qui s'enfonçaient jusqu'au moyeux dans la boue jusqu'au naufrage final, j'ai fréquenté des Vazahas, des danseuses perverses et mal éduquées, qui sentaient le gas oil et l'extase, En 2009 , je me suis enfui, en plein coup d'état , tandis que la police tirait à balles réelles devant les fenêtres de mon hôtel à Antananarina, J'ai pris à Madagascar des taxi -brousse surchargés qui tombaient en panne en pleine brousse, loin de tout, j'ai dormi à la belle étoile, j'ai vécu dans des hôtels de passes, j'ai traversé des déserts où j'ai vu les roues du Land Rover Defender s'enfoncer jusqu'au moyeux jusqu'au naufrage final, j'ai vécu des amours fous avec des déesses de passages qui m'appelaient "chérie" et hurlaient mon nom en me griffant pendant l'extase pour 5 euros , avant de s'évanouir de plaisir, j'ai connu la soif, la faim, le paludisme, le racket , l'extorsion et j'ai chaque fois roulé mes adversaires .
Eviter les habituelles poubelles spirituelles ambulantes de l'Occident qui pullulent partout sur la planéte et souillent tout .
j'ai possédés des Vazahas véreux et comploteurs , j'ai navigué sur des pirogues à voile qui n'avançaient pas dans lagons infestés de requins
j'ai traversé des fleuves à gué avec un 4x4 alors que je savais à peine conduire une Twingo. J'ai appris à Madagascar que tu es sacrément chanceux si tu as de quoi bouffer et des dents pour le faire. J'ai vécu sur ce site et et hors de ce site 10 ans à fond dans la région de Tulear....Tulear, ce mot déclenche mon pélerinage mental et qu’à certains moments, il me semble que pouvoir encore traverser le Boulevard Galliéni , pouvoir louer une table à l'étoile de mer – avec la vieille Karana qui cuisinait des langoustes , des soupiraux de laquelle montait une odeur de cuisine qui s’élève encore par moments en moi aussi intermittente et aussi chaude –
c'était un autre monde - si distant de celui d'aujourd'hui - qu'il m'apparait maintenant non comme une chose vue mais comme une chose imaginée
Tuléar, au sud-ouest de Madagascar. Dans cette ville isolée, battue par le vent, la sécheresse et la misère, année1997, c'est le lieu où j'ai eu la bonne idée de me barrer et c'est là-bas, à Madagascar, que ma vie avait commencé - J'attendais autre chose que du plaisir !! j'attendais des vérités appartenant à un monde plus réel que celui où je vivais à Paris, et desquelles l'acquisition une fois faite ne pourrait m'être enlevée par des incidents insignifiants de mon oiseuse existence. C'est la perception de ces vérités que j'appelle devenir fils du soleil. 

Le temps de draguer une seule fille en France, tu en sautes une douzaine à Mada.

Je me suis expatrié à Tulear en 1998 hôtel Plazza, Et avec tous les autres traines-misères, nous nous installions au Bar Glace des As (l'équivalent de l'actuel Bar des Aristos ) et nous passions nos journées oiseuses en dissertations sur les nanas locales , les meilleurs plans baignades, et les divers moyens de s'incruster sous les cocotiers le plus longtemps possible sans voir le hideux travail .
Ce mot qui nous faisait horreur et nous lui préfèrions sans hésiter le Mot ASSEDIC ou Allocations- A l'époque , il y avait beaucoup de RMIstes de La Réunion et de Vazahas Lanoumoufou (qui 'ont pas d'argent ,lany mofo ) à Mada. Toucher le RMI équivalait à une mâne à Tulear - A l'époque, j'avais appris à tirer tout le parti possible de mon statut de RMIste et je m'en servais comme un journaliste peut se servir de sa carte de Presse- Beaucoup d'entre nous avait une nana attitrée. Pour beaucoup de ces traines-misère le choix était simple : épouser ou retourner au RMI en France. Ils ne voulaient pas bosser. Mais ils ne voulaient pas non plus s'encombrer d'une gosse locale pour l'éternité , tous les jours la même. D'autant plus qu'il y en avait plein qui leur tendaient les bras à longueurs de journée. Mais la perle rare était dure à dénicher. La plupart n'étant que des emmerdeuses ou des alcoliques et des sangsues.
Leur luxe consiste à pouvoir se vanter sur les terasses à Tulear de leur prouesses sexuelles - ils venaient à Tulear, ils quittaient la France où ils menaient une vie minable, pour se vautrer , pour étaler leur prouesse à 10 000 km sans se douter que si leur vie de RMIst à Paris était minable, elle l'était encore plus à Tulear, à 10 000 KM de Paris - Mais la différence était qu'à Paris toute le monde voyait que c'étaient des minables tandis qu'à Tulear tout le monde les prenaient pour des caîd parce que c'étaient des Vazahas- Mais quand on faisait un peu discourir les filles sur les performances de ces prétendus caîd, grosses déceptions , le résultat du sondage : "Il me m'a pas touché " - S'il n'avait pas eu son viagra ? le bide ! . Je n'ai rien ressenti , il s'est échiné sur moi pendant une heure mais moi je regardais le plafond - Quand vieNdra t il le temps ou les hoteliers de TULEAR feront des décorations adéquates dans les chambres de passes ? , il serait temps que les hoteliers de Tulear face des décorations plus enrichissantes, car c'est ce que les filles regardent le plus quand elles couchent avec un Vazaha (surtout à Tulear) - ils les chatouillent >br> etc, etc, Venez faire un tour à Mada, je vous y invite . Madag, c'est tout le contraire, Bienvenue au pays de La Grande Débrouille !

FORT DAUPHIN - J'ai menti à la mère de Valentine à Fort Dauphin . La pauvre femme déchirée entre le désir de faire le bonheur de sa fille et la crainte de la voir disparaître avec un inconnu ne parvenait pas à me donner son accord pour emmener sa fille à Tulear en voiture par la piste. Elle me questionnait . Je me voulais rassurant . "Avec moi, Madame, votre fille ne risque absolument rien . Elle voyagera en toute sécurité . Dormez tranquille. La voiture est neuve et je la pilote à la perfection depuis la France. Si je connais bien la piste. Fort Dauphin - Tulear ? Vous rigolez , je pense ???Je peux y conduire les yeux fermés Madame !! Même par la piste des charettes, très dangereuse, celle qui longe la côte,je me débrouille comme si j'étais le Roi de la piste. Les pistes de Madagascar ?? Mais c'est de la guimauve pour moi ! Je conduis même la nuit, surtout la nuit car j'ai des longues portées et une vue de lynx, infaillible . Question sécurité, madame, vous pouvez dormir tranquille, il n'arrivera rien à votre fille ! Je vous la ramènerait intacte, du moins pour les morceaux quelle veut préserver . Je ment tellement à la pauvre femme que je ne m'aperçoit même plus des conneries que j'invente ! C'est devenu un automatisme. Devant l'océan de crédulité que j'ai devant moi, je fabule, je fabule, je n'en plus de créer des chimères et de me laisser entrainer en même temps que ma proie. Je carbure à l'imagination féconde : lacs de boues infranchissables, piste de sable crevassées, boules de pierre qui disloquent un tank, de tout je triomphe dans l'allégresse comme avec une Twingo à Deauville en chantonnant, au volant de ma Land Rover comme si j'étais Nicky Lauda . Tout le monde n'est pas Saint Simon et la femme trop crédule gobe toutes mes chimères. Dur, dur le retour en Europe, à Roissy, quand j'aurais fini les vacances , avec devant moi , les douaniers, les interlocuteurs rusés, les banquiers qui connaissent le solde constamment négatifs de mon compte en banque, des commerçants qui du premier coups d'oeil décèlent mon insolvabilité chronique, etc, etc. Il faut en profiter, les vacances, c'est fait pour doper la créativité. Devant mon applomb, la pauvre femme arrache un accord presque inaudible . Elle ne sait plus quoi faire. Mais elle me fait confiance, elle me confie son bien le plus précieux avec aveuglement. Enorme erreur et chance miraculeuse pour moi, car c'est sa fille qui va tout faire, un vrai routard du Paris Dakar se révèle , elle vas me piloter pendant tout le trajet, vas déjouer toutes les embuches jusqu'à l'évanouissement de fatigue, tous les pièges de la piste. Je fonce tête baissée dans tous les Pièges et à chaque fois, c'est Valentine qui me sauve du guêpier .La malheureuse, elle se repent maintenant de s'être laissé entrainé dans ce parcours mortel, mais il est trop tard !. Pour une somme dérisoire, elle met sa vie en danger, frole la mort plusiseurs dizaines de fois par heures, en pature de l'effroyable Piste des Charettes, une des pistes les plus infernale du globle. Mais aussi, elle sont toujours là à s'accrocher aux Vazahas, voilà ce qui arrive !!
Le lendemain, nous errons piteusement sur la piste en Lavanono et Beheloka à la recherche de l'amorce de la piste pour Fort Dauphin - Tulear. Cette piste que je suis censé connaître les yeux fermé, je ne parviens même pas à en trouver l'amorce. Il nous faudra des heures pour y parvenir et c'est Valentine qui n'a jamais mis les pieds dans la région qui la découvrira. Elle est folle de rage. "Tu as menti à ma mère. Tu lui as affirmé que tu conduisais à la perfection, que tu étais un dieux de la piste. Or nous callons tous les 100 mètres et c'est moi suis obligée de te mettre sur la bonne piste sans quoi nous n'y parviendrons jamais avant un an. C'est vraiment nul! " La suite est à l'avenant. Nous nous perdons tous les 10 kilomètres . Chaque birfurcation est l'occasion d'un long travail de décryptage . Nous nous arrêtons et nous questionnons les traces sur le sable en essayant d'interpréter les traces des roues . Marques de pneux de land rover laissé par mon précédent passage ou roues de charette ? Au bout de deux heures , nous sommes complètement perdu et la trajectoire indiquée par le GPS s'éloigne de façon inquiétante du point enregistré sur la machine et qui représente l'endroit où nous devons franchir le fleuve à gué. Il faut se résoudre à l'inacceptable: embarquer à bord un dangereux malgache de la brousse, à mine de brigand et ne se séparant jamais d'une gigantesque sagaie. Lui prétends connaître la bonne piste et offre de nous y conduire. Meurtre de vazaha ou nous conduire à destination ? (à suivre)


Parmi ces inclassables, il y a avait un Suisse fabuleusement drole. Je le rencontrais toujousr quelques part mais surtout à Anakao , au Prince d'Anakao mais aussi au Safari Vezo . A Madagascar, vos souhaits possédent la force d'un rêve. Quand vous souhaitez voir quelqu'un , généralement une fille avec qui vous avez couché la veille, elle surgit. Je l'avais perdu de vue mais je le retrouvais par hasard en 1999 à deux cents mètres du même endroit, trois années après l'avoir croisé une première fois en 1997 et où il m'avait littéralement rendu malade de rire, une telle indigestion de fous rire que je sombrais dans une fatigue léthargique, il me fallut trois jours pour récupérer, pire qu'une crise de paludisme mortelle. Déjà à l'époque, j'étais devenu une sorte d'idole à la Karen Blixen sur toute la cote Sud , je payais mes séjours avec les histoires droles que j'inventais. J'aimais Pink Floyd, le café de chez Fauchon et ma Land Rover, comme Denis dans la Ferme Africaine.

Il fait une chaleur d'enfer. J'ai l'impression que je grille comme une brochette sur un barbecue chaque fois que je mets le nez dehors. Je sors. Je passe devant le Tropical, cet hôtel interminablement en travaux depuis dix ans avec ses échafaudages, ses bac à ciments. Je me dirige vers la Terrasse. 3 grues attendent en discutant. Elles patientent jusqu'à l'heure où un client leur proposera une aventure à deux ou à trois. Quelques sous-alimentés trainent sur le sol poussièreux. Il fait vraiment trop chaud. A la terrasse, on retrouve quelques habitués, quelques dégoutés qui ont fuit l'Europe. Ici aussi ce sont des dégouttés. Ils parcourent la terre entière sans parvenir à se débarasser de leur statut de laissé pour compte. Ils errent parmi les Malgaches comme des fantômes oisifs, se trainant d'apéritif en en apéritif . Ils sautent sur tout nouveau venus . Ils gaspillent votre temps en discutions oiseuses. Des vendeuses d'artisanats malgaches assises à même le sol, léthargiques, sommeillent dans un petit coin au milieu de leur paniers .(à suivre)




Dans le mini –bus qui nous emmènera,  je l’espère,  un jour à Mananjary , il faut attendre. Il fait froid. Pendant que deux hommes installent des paquets sur la galerie, le véhicule déjà surchargé tangue, au rythme des étirements de ficelles, pratiqués de chaque côté. Les voyageurs font leurs derniers achats : les faux Petit Beurre ont la cote. (Derniers achats avant le départ :vélos, poules, sacs de charbon) La place des cars est un lieu inextricable de Taxis –Be (1), de Taxis –Kely(2), de taxis dits « Spécial », de minibus, de « Peugeôts bâchées », de charrettes tirées par des zébus.  Il faut attendre.  La carcasse branlante doit encore faire monter, de gré ou de force, cinq personnes. Au minimum. Où sont –elles ? Pas envie de se rendre à Mananjary…Alors on entend : Taxi-brousse à Madagascar...Eloge de la lenteur (Derniers achats avant le départ :vélos, poules, sacs de charbon) La place des cars est un lieu inextricable de Taxis –Be (1), de Taxis –Kely(2), de taxis dits « Spécial », de minibus, de « Peugeôts bâchées », de charrettes tirées par des zébus. Il faut attendre. La carcasse branlante doit encore faire monter, de gré ou de force, cinq personnes. Au minimum. Où sont –elles ? Pas envie de se rendre à Mananjary…Alors on entend : -Qui veut aller sur la côte ? -Madame, une petite promenade en Taxi –Be ? -Monsieur, les filles sont belles à Mananjary… Sourires timides des messieurs. Refus polis …Les rabatteurs baissent les bras. Très mauvais signe pour nous : jamais la voiture ne partira s’il reste cinq places vides. Le temps d’écrire cette phrase maladroite et le bus oscille au rythme des hommes qui marchent sur le toit, pour tirer des sangles et attacher les colis. La…malle-poste part. Elle va partir. On le sent aux regards circulaires, à des gestes vifs et déterminés. Soudain, des grappes humaines venues d’on ne sait où, montent, enjambent, déplacent des sacs, passent par –dessus des sièges. Des enfants, des bébés, des poulets, sont hissés par les vitres ou la porte arrière, circulent de bras en bras. La camionnette prend la route. Parcourt deux mètres. Puis…reste immobile. Impossible d’avancer : il faut attendre les manœuvres laborieuses des autres taxis. Mais…cette fois ça y est. C’est le départ officiel. Il fait froid. Une lourde brume pèse sur Fianarantsoa. Cent mètres. L’omnibus stoppe …Le plein d’essence ! Et on en profite pour remonter sur le toit pour serrer d’un peu plus près un sac récalcitrant. Le mien peut –être. L’attelage s’ébranle. etc, etc


Cartes scannées de MAHAJUNGA

Photos du Grand Sud Malgache

Retour de l'aéroport de Majunga . Nous étions dans le taxi avec Amina, le téléphone sonne: c'était un appel de France ! A l'autre bout du monde , un homme éploré au téléphone, un esseulé en manque de tendresse, un célibataire qui vient chercher sa pitance émotionnelle auprès d'Amina à l'autre bout de la terre. Avec combien de types ce genre de nanas sortaient elles? "Attends je vais te passer ma mére" ajoute le type en France, il était de Lyon d'après ce qu'Amina disait. Lui passer sa mère ? Nous étions en train de traverser les quartiers pauvres de Majunga, des quartiers pourris, en tole ondulées, des enfants sous alimentés, futures Amina , grouillants dans la saleté et les mouches, et pendant que ces mares boueuses , ses masures sordides défilaient, un type était en train de présenter sa mère par téléphone à Amina assise dans un taxi . Mais je savais qu'Amina était mariée en France. Sans compter les deux ou trois types que je ne connaissais pas qui devaient la divertir à Tana, Tulear, ou ailleurs.Plus moi !! Combien les femmes Malgaches ont elles d'amants ? Des innombrables Français crédules situés au bout du monde, en pleine détresse affective et que consolaient des Venus de bidonville dotées d'un GSM. Et ce gus,de Lyon, qui en plus trouvaient moyen d'introduire leur maman . Le gars de Lyon semblait vraiement mordu. Je ne sais combien d'unités téléphoniques cela devait lui couter. Quand Amina eut terminé avec sa mère , il lui demanda de lui repasser Amina, il ne voulait plus la lacher. J'étais plié en deux de rire sur la banquette car j'écoutais la conversation avec toutes les simagrées que les femmes se croivent obligées de faire à ce type d' hommes comme si elles s'adressaient à des demeurés. . Elle l'appelait son Bébé, elle le cajolait, lui disait "Mon gros Nounours, je vais revenir dans tes bras" (et même dans dizaines d'autres bras, on dirait la déesse Indienne Vichnou , pensais je) . Et qu'elle mourrait d'envie de faire connaissance de sa mère à Lyon. Pour compléter le portrait d'Amina , il suffit de dire : le genre d'individu dont l'existence se résume à une seule et simple question : ou tu as du fric ou tu n'en as pas !

Antsirabe

A Tulear, Hôtel Plazza, j'ai rencontré Lauren Bacall qui m'a proposer de refaire le Port de l'angoisse. (à suivre)

Base de donnees sur Aventure et Aventuriers a Mada , DVD, Romans

Taxi-brousse à Madagascar...Eloge de la lenteur (Derniers achats avant le départ :vélos, poules, sacs de charbon) La place des cars est un lieu inextricable de Taxis –Be (1), de Taxis –Kely(2), de taxis dits « Spécial », de minibus, de « Peugeôts bâchées », de charrettes tirées par des zébus. Il faut attendre. La carcasse branlante doit encore faire monter, de gré ou de force, cinq personnes. Au minimum. Où sont –elles ? Pas envie de se rendre à Mananjary…Alors on entend : -Qui veut aller sur la côte ? -Madame, une petite promenade en Taxi –Be ? -Monsieur, les filles sont belles à Mananjary… Sourires timides des messieurs. Refus polis …Les rabatteurs baissent les bras. Très mauvais signe pour nous : jamais la voiture ne partira s’il reste cinq places vides. Le temps d’écrire cette phrase maladroite et le bus oscille au rythme des hommes qui marchent sur le toit, pour tirer des sangles et attacher les colis. La…malle-poste part. Elle va partir. On le sent aux regards circulaires, à des gestes vifs et déterminés. Soudain, des grappes humaines venues d’on ne sait où, montent, enjambent, déplacent des sacs, passent par –dessus des sièges. Des enfants, des bébés, des poulets, sont hissés par les vitres ou la porte arrière, circulent de bras en bras. La camionnette prend la route. Parcourt deux mètres. Puis…reste immobile. Impossible d’avancer : il faut attendre les manœuvres laborieuses des autres taxis. Mais…cette fois ça y est. C’est le départ officiel. Il fait froid. Une lourde brume pèse sur Fianarantsoa. Cent mètres. L’omnibus stoppe …Le plein d’essence ! Et on en profite pour remonter sur le toit pour serrer d’un peu plus près un sac récalcitrant. Le mien peut –être. L’attelage s’ébranle.

Récolte d'expériences accumulées sur le vagabondage

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